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Comment avoir une bonne flore intestinale ?

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On demanda à Bouddha : «  qu’est ce qu’un homme sage ? », il répondit : « celui dont les intestins fonctionnent bien ».

L’état de propreté de notre tube digestif et particulièrement la qualité de la flore intestinale conditionne notre équilibre physique, mental, émotionnel au quotidien.
Nombre de thérapeutes, quantité de gens ont pu témoigner de la maxime : « Quoi de plus important pour un bon départ qu’un bel intestin sain ». Il est le siége de la bonne humeur et de cinquante pour cent des défenses immunitaires.

LA FLORE : son rôle

Tolérance et protection :

A la naissance, le tube digestif d’un bébé est totalement stérile. Très vite des bactéries vont le coloniser et constituer la flore intestinale. Celle-ci, d’abord « saupoudrée » de bifidobactéries puis de lactobacilles, s’enrichira de plus de 400 genres bactériens différents colonisant ainsi l’intestin.
Selon une métaphore utilisée par un journaliste scientifique : « Prenez la population du globe, multipliez-la par vingt mille, et vous aurez une idée du nombre d’habitants qui vivent dans notre gros intestin ».

Le maintien de cet équilibre permet à la flore de tenir en respect les bactéries pathogènes, nocives venues de l’extérieur (alimentation, eau), d’assurer une bonne absorption des nutriments (vitamines, minéraux), d’achever la digestion des résidus (fermentation, putréfaction).

Le système immunitaire intestinal occupe deux fonctions apparemment contradictoires : il doit tolérer la présence dans l’intestin de protéines étrangères (celles des aliments ingérés) et des bactéries non pathogènes de sa propre flore et il doit protéger la muqueuse intestinale contre les microorganismes pathogènes qui entraînent les désordres que tout le monde connaît. C’est encore et toujours un bel exemple d’équilibre pour le bien être.

Autrefois, on pensait qu’il était impossible de reconstituer une flore détruite, l’arrivée des ferments lactiques vivants a bouleversé cette croyance :

«Leur caractéristique est de rester vivants pendant leur conservation et de survivre en partie dans le tube digestif pour exercer un effet métabolique dans l’intestin » (extrait de Recherche scientifique sur les ferments lactiques et F.O.S. Bionatec).

LA FLORE : les déséquilibres et ses causes

Intolérance et agression

L’ingestion d’un hôte indésirable (Rotavirus) par l’eau ou l’alimentation, la prise d’antibiotiques, d’anti-inflammatoires, le stress, une mauvaise alimentation (glucides rapides, régimes carnés) ou la consommation d’aliments auxquels nous sommes intolérant, constitue autant de raisons d’ingérer des bactéries probiotiques seules capable de reconstituer la flore intestinale.
Cette simple mesure associée à une bonne hygiène alimentaire, à un nettoyage des voies intestinales permet d’éviter le trop célèbre côlon troué ou « leaky gut » des anglos saxons. Il s’agit d’une lésion de la muqueuse qui, poreuse, laisse pénétrer dans l’organisme les toxines et les déchets occasionnant ainsi une surcharge hépatique (foie).
De nombreux scientifiques s’accordent à explorer cette piste pour faire un lieu entre certains troubles de la peau (eczéma), et les problèmes auto-immuns (allergies, maladie de Crohn).
Un déséquilibre de la flore s’installe, chaque fois que les populations des bonnes bactéries déclinent ou que les mauvaises pullulent par déficience d’assimilation des nutriments (aliments raffinés, viandes), par l’absence de fibres des fruits et légumes, par la carence en Probiotiques et Prébiotiques.

LA FLORE : que faire ?

Equilibre et réconfort

1.Les Probiotiques :

Les ferments lactiques, micro-organismes vivants ont comme point commun de produire de l’acide lactique. On les retrouve dans les laits fermentés et autres compléments nutritionnels. Ils sont capables de ré-ensemencer à toute allure la flore intestinale.

  • Les bifidobactéries (B. bifidum) : ce sont les premières bactéries qui colonisent notre cæcum et notre côlon quelques jours après la naissance. On en dénombre actuellement une trentaine d’espèces. Le rôle préventif des bifidobactéries dans la diarrhée vient d’être à nouveau confirmé par une étude réalisée par l’INRA. L’action bienveillante des bifidobactéries sur l’immunité se traduit par une augmentation de l’activité phagocytaire périphérique. L’association de B. bifidum et L.acidophilus diminue la fréquence des inflammations du côlon pelvien (extrait de Recherche scientifique sur les ferments lactiques te F.O.S. Bionatec).
  • Les lactobacilles (L.acidophilus, L.bulgaricus, S.thermophilus) : elles produisent plus d’acide lactique que les bifidobactéries et vivent dans un milieu dépourvu d’oxygène (anaérobie). Les lactobacilles existent naturellement dans le tractus intestinal de l’homme, Ils sont capables de prévenir différents types de diarrhées et diminuent la fréquence des mycoses en favorisant le rôle de barrière protectrice de la flore intestinale. Des recherches récentes ont montré la capacité du L. acidophilus à abaisser le taux de cholestérol en augmentant son assimilation avec la bile et en augmentant son excrétion.

L’apport simultané de bifdobactéries et de lactobacilles vivants, en quantité suffisante doit demeurer la priorité pour tout utilisateur de ferments lactiques.

A cette condition vient se rajouter l’adjonction de Prébiotiques dans la préparation.

2.Les Prébiotiques (FOS) :

Ce sont des composés alimentaires non-digeste dont la fermentation dans le gros intestin va favoriser la croissance des bifidobactéries.Ils servent d’aliments (substrat) à la flore normale (Berg 1998 ; Macfarlane et Cummings, 1999 ; Gibson et Roberfroid, 1995 Roberfroid, 2000).
Les Prébiotiques sont essentiellement des oligo-saccharides comme l’inuline ou les fructo-oligosaccharides ; on retrouve ces hydrates de carbone naturellement présents dans les artichauts, les bananes, les oignons, la chicorée, l’ail, les poireaux, etc.

L’apport de FOS procure :
Une amélioration de l’absorption de certains minéraux et des effets bénéfiques sur le métabolisme lipidique.
Des résultats préliminaires montre également que certains oligofructoses diminuent la concentration des triglycérides et du cholestérol (Fiordaliso et al. 1995 ; Takase et al.1994 ; Davidson et al.1998).

A la lecture de cet exposé, on comprend aisément l’intérêt de l’association Probiotiques+Prébiotiques pour améliorer la survie des ferments lactiques et accroître ses capacités biologiques. L’association bifidobactéries/fructo-oligosaccharides en est un bien bel exemple (Rowland et al, 1997 ; Colins et Gibson, 1999)

Aux fondamentaux Probiotiques (vivants) et Prébiotiques, il est prépondérant et judicieux d’y adjoindre :

3.La levure de bière (revivifiable) :
De par sa composition, la levure de bière est un aliment qui présente de très nombreux avantages nutritifs.
Sa richesse en vitamines hydrosolubles du groupe B en fait une précieuse source de « carburant » du système nerveux.  Elles augmentent la résistance au stress, ont un rôle capital dans le métabolisme des glucides, protéines, lipides. Co-facteur de nombreuses enzymes (réactions énergétiques), les vitamines du groupe B assurent une bonne assimilation des nutriments (zinc, magnésium, fer), une bonne qualité des phanères (cheveux, ongles) et de la peau. Elles participent à la synthèse de nombreux neuromédiateurs et à la transmission de l’influx nerveux et sont fortement consommées lors de tout état de stress.

4.Le jus de myrtille :

Connues de tous, les baies séchées de myrtille offrent une action désinfectante du tube digestif (anti-colibacilles), anti-diarrhéique, astringente, elles soulagent des spasmes gastriques et intestinaux.
De plus, le jus de myrtille régale nos papilles de son délicieux nectar.

Références :

Recherche scientifique sur les ferments lactiques te F.O.S. Bionatec S.A.
Le fructo-oligosaccharide Actilight reçoit du comité scientifique de l’alimentation de la commission européenne son avis favorable
État fonctionnel de la muqueuse digestive : rôle de l’alimentation et de la flore intestinale
ALLERGIE et LACTOBACILLES
Source : M.Kalliomäki et coll. The Lancet 2001; 357: 1076-79.
SNFG : Journées de Gastro-entérologie
Hôpital Hautepierre, Strasbourg – Novembre 2000
Pré- et probiotiques
Pr Bernard Duclos, Dr Jean-Marie Reimund
Fermentation colique des prébiotiques et fibres alimentaires
Perspective de développement d’allégations fonctionnelles et nutritionnelles.
Congrès « les aliments fonctionnels » organisé par le CIRIHA- février 2002
N.M Delzenne
PRO-, PREBIOTIQUES : DEVELOPPEMENT ET MISE AU POINT DANS LES FORMULES INFANTILES
Marie-Christine Secretin
Ingénieur-chimiste
Conseiller scientifique Nestec S.A