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Renforcer son système immunitaire

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Pourquoi renforcer son système immunitaire ?

« 15 juillet 2002 – Le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus), bactérie virulente responsable de la plupart des infections qui se contractent en milieu hospitalier, résiste maintenant aux antibiotiques ». C’est l’annonce faite par le Centers for Disease Control and Prevention après la publication d’un cas de résistance à la Vancomycine, un antibiotique antistaphylococcique.

Même si ce fait était attendu par toute la communauté scientifique et médicale, on comprend tardivement que le recours excessif et trop souvent inutile aux antibiotiques a permis aux microbes, en développant des systèmes enzymatiques et en modifiant leurs génomes, de contrer les médications les plus puissantes : l’homme crée l’anti-vie, le microbe le contourne naturellement !

Le systéme immunitaire :

Les deux organes-clés de ce système sophistiqué sont le thymus et la moelle osseuse. Par ailleurs, y participent les amygdales, les ganglions lymphatiques, l’appendice et la rate. Le système immunitaire opère partout, à tout instant, comme une police interne, responsable d’identifier, de localiser et de rendre inactif tout corps reconnu comme étranger par l’organisme (antigène) et les cellules modifiées de l’organisme (infectées par un virus, issues de greffes ou tumorales).

Les défenses immunitaires les plus connues sont les globules blancs ou leucocytes qui se divisent en trois groupes :

Les cellules B issues de la moelle osseuse sécrètent des anti-corps (immunité humorale) permettant une protection face aux germes et toxines indésirables. Le corps humain peut ainsi générer plus d’un milliard d’anticorps spécifiques.

Les anti-corps produits par les lymphocytes B sont des protéines solubles appelées Immunoglobulines.

-Les macrophages, cellules qui phagocytent (enferment puis digèrent) les substances indésirables sont capables de lyser des cellules infectées par des virus et interviennent également dans la lutte anti-tumorale.

Les cellules T (immunité cellulaire) produites à partir de lymphocytes devenus matures après un passage dans le thymus, elles éliminent les cellules malignes en permanence. Les lymphocytes T détruisent les cellules infectées par des virus et influencent eux aussi la production d’anticorps.

L’organisme subit en permanence l’agression de multiples agents extérieurs susceptibles d’altérer sa vitalité et sa santé.  Le rôle du système immunitaire est de distinguer le soi du non-soi, en reconnaissant organismes et structures moléculaires indésirables : les antigènes. Ce phénomène s’appelle la sensibilisation. Chaque individu possède son propre système immunitaire qui s’enrichit au fur et à mesure des rencontres avec de nouveaux antigènes.

DEFICIT IMMUNITAIRE, LES CAUSES :

« Le Microbe n’est rien, .. le terrain est tout » (Claude Bernard)

Ce sera, sans nul conteste, un des problèmes de santé des générations à venir.

Les microbes ne sont pas plus virulents aujourd’hui qu’ils ne l’étaient auparavant, ils ont simplement mis en place des systèmes d’adaptation qui les rendent résistants aux antiseptiques. Le système immunitaire naturel de l’homme souffre de défaillances et devient petit à petit de moins en moins performant.

Les facteurs aggravants :

  • L’âge : le système immunitaire décline avec l’âge. Juste après la puberté, le thymus commence à s’atrophier.
  • L’alimentation : beaucoup de scientifiques affirment qu’une nourriture appropriée rend notre système immunitaire plus performant
  • Les polluants issus de la synthèse chimique, les antibiotiques et autres médicaments, les vaccins, les pollens, les métaux lourds, les radiations
  • Le stress prolongé qui affaiblit l’ensemble des fonctions par le surrégime métabolique et l’épuisement qui en découle
  • Le déséquilibre de la flore intestinale
  • Le manque d’oxygénation

DEFICIT IMMUNITAIRE, LES SIGNES :

Refroidissements et rhumes fréquents, poussées d’Herpès, sensibilité aux infections, mycoses à Candida et fatigue chronique. Il s’agit en fait de signes d’une désadaptation récurrente du terrain face aux agents extérieurs (infectieux ou toxinique).

Comment renforcer son système immunitaire ?

Prévenir la baisse de ces défenses immunitaires demande l’application de quelques mesures simples d’hygiène vitale accompagnées d’une gestion efficace du stress, qu’il soit d’ordre physique, psychique ou métabolique.

Renforcer notre immunité est une notion essentielle autant à titre préventif que curatif.

Les polysaccharides, substances naturelles contenues dans certains champignons asiatiques nous offrent ces deux actions en simultané.

Les trois champignons cités plus bas ne présentent aucune toxicité cependant leur efficacité exige le respect de règles strictes :

  • Le mycélium, pour éviter toute contamination (microbienne ou métaux lourds), ne doit pas toucher le sol
  • Les champignons doivent êtres cultivés avec des pots importés du lieu naturel d’origine.
  • On s’assurera toujours de l’absence d’utilisation de fongicides ou de pesticides, un certificat de culture biologique (Qualité France par exemple) constitue la meilleure garantie
  • Chaque lot doit être « bactériologiquement » propre avec une valeur de radioactivité contrôlée pour répondre aux normes européennes en vigueur.

Les solutions naturelles :

  • Le Maîtaké (Grifola frondosa) :

Ce champignon pousse naturellement au Nord-Est du Japon, on le surnomme le « roi des champignons » ou le champignon dansant car, selon les anciens, les gens qui en consomment retrouvent joie et vitalité.

Le maîtaké soulève un enthousiasme parmi les chercheurs et les praticiens grâce à sa teneur sans égale en polysaccharides et, tout particulièrement, la fraction unique béta-1-6 glucane considéré comme le plus puissant d’entre-eux.

A ses propriétés stimulantes des défenses immunitaires, vient se rajouter une action adaptogène de premier ordre. Les adaptogènes rehaussent la résistance d’un organisme face au stress physique ou émotionnel par la régulation de ses fonctions endocrines ce qui apporte équilibre ou homéostasie.

Lors de recherches préliminaires, des scientifiques ont observé une action anti-tumorale.

  • Le shii-ta-ké (Lentinus edodes) :

Avant d’évoquer les vertus de cet autre champignon japonais, il faut savoir que seules les souches sélectionnées après analyse et possédant une teneur suffisante et équilibrée en actifs présentent un intérêt thérapeutique. Parmi les nutriments contenus dans le Shii-ta-ké, notons la présence conjuguée de trois polysaccharides aux rôles synergiques : Lentinan, KS2 et AC2P qui s’offrent, en plus d’une action immunostimulante, en renfort à la protection cellulaire et à la vitalité de l’organisme.

Le shii-ta-ké accroît l’action des cellules tueuses naturelles et la production d’interféron, c’est un antiviral de premier ordre.

Le shii-ta-ké contient presque tous les acides aminés, de nombreux nutriments, il est également capable d’inhiber les effets délétères des graisses saturées alimentaires grâce à un de ses composants : l’éritadénine.

Cette substance accélère l’élimination du cholestérol ingéré et sa décomposition biochimique.

  • Le Reishi (Ganoderma lucidum)

Le reishi est un champignon très populaire en Chine et au Japon pour ses vertus médicinales. Il est fait mention du reishi dans les plus anciennes monographies de la médecine traditionnelle chinoise.

Le champignon reishi stimule ou plus exactement régule le système immunitaire. Les substances médicinales qui ont été isolées du champignon (Polysaccharides spécifiques et triterpénes hyperoxydés) ont des activités antivirales, antibactériennes et adaptogènes. Ces substances protègent le foie, abaissent le taux sanguin de cholestérol et de glucose en plus d’agir contre les tumeurs et le vieillissement

Pour potentialiser, dynamiser, synergiser l’action de chacun de ces champignons, on devra les associer.

Les vitamines et les élèments-traces :

Les études d’impact sur la réponse immunitaire d’une supplémentation par ce type de nutriments sont légions. Elles ont mis en évidence le rôle bénéfique d’un apport en vitamines et en minéraux sur la fonction immunitaire et sur l’incidence des épisodes infectieux.

  • Les vitamines : A, C, E
  • Le zinc, le sélénium, le magnésium, le cuivre, l’or, l’argent, le manganèse, le fer
  • Les acides gras essentiels (AGE)

Hygiène de vie, nutrition, environnement et immunité :

Environnement, hygiène de vie, nutrition et immunité.

La pollution, environnementale (air terre et eau), alimentaire (métaux lourds, pesticides), technique (amiante et divers composants chimiques), ou technologique (ondes électromagnétiques), associée au stress (cet état devenu comportemental) participent à l’affaiblissement des défenses immunitaires.

Adopter, une alimentation non raffinée, non irradiée, biologique, exempte de polluants chimiques, permet à notre organisme de maintenir ses défenses immunitaires disponibles (Il faut savoir que l’équilibre et l’entretien de notre flore intestinale contribue pleinement à la performance de notre immunité naturelle).

Pratiquer, la détente, la relaxation, les activités sportives ou artistiques, en y associant un état d’esprit positif concourt aussi au maintien de nos défenses immunitaires. A cela s’ajoute la qualité du sommeil qui par la régulation des cycles circadiens qui commandent, à partir de l’épiphyse, certaines fonctions hormonales, participe lui aussi à la régénération et au renforcement le système immunitaire.

Références Bibliographiques :

  • Centers for Disease Control and Prevention. Staphylococcus aureus Resistant to Vancomycin.
  • Les champignons médicinaux : Dr Guanglai ZHANG Dr en microbiologie TOURS
  • Le Maitaké : Dr SCHECHTER ND, mai 1994, « health Foods Business »
  • Renforcer le système immunitaire pour mieux résister aux pathologies hivernales Nutranews, Juin 2002
  • Jellin JM, Gregory P, Batz F, Hitchens K, et al. Natural Medicines Comprehensive Database, 3rd Ed. Stockton, CA: Therapeutic Research Faculty; 2000
  • CHIBATA I. Lentinacine : a new hypocholesterolemic substance in Lentinus edodes